Les Linemens
Ils sont gros, ils sont grands. Ils sont musculeux. Qu'ils jouent en attaque ou en défense, ils sont monstrueux. En défense, ils sont un peu plus petits et pèsent un peu moins lourd, mais sont généralement plus mobiles.
L'homme de ligne doit être perfectionniste, tant son rôle est obscur et ingrat.
Les attaquants sont des remparts. Ils protègent leur QB, encaissent, mais répondent coup pour coup. Les défenseurs sont des destructeurs. Leur but : anéantir la ligne adverse. Rien ne doit repousser après leur passage.
Exploser, déséquilibrer, mettre à genoux ...
Car c'est dans affrontement entre monstres de la ligne de scrimmage que réside l'essence du football. Le football, c'est avant tout un sport de blocages. Au prix de la sueur et du sang versés dans ces pugilats permanents, ils ouvrent des voies ou contiennent des adversaires un peu trop belliqueux.
Une seule contrainte, ne pas se faire prendre à tenir un adversaire (un holding), soit par le maillot, soit en l'entourant de ses bras. A cette exception près, tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins : exploser, déséquilibrer, mettre à genoux les linemens adverses.
Le combat des linemen, c'est aussi l'opposition permanente entre la force statique et la puissance dynamique. L'un essaye de passer. L'autre veut l'en empêcher. Dès lors plus question d'affronter le problème de front. Chaque action est l'occasion d'une feinte, d'une ruse. Les attaquants doivent agir. Les défenseurs se doivent de réagir. Dans le quart de seconde qui suit, sous peine d'être mis définitivement hors-course.
Une fois qu'un de ces gaillards vous empoigne pour un pas de deux, difficile, voire impossible de s'en défaire.